Comité Local Pierre Mendès - France " Désirs d'Avenir " Paris 8ème et 9ème


L'objet d'un Comité Local " Désirs d'Avenir " à pour but de rassembler toutes les personnes de bonnes volontés afin de réfléchir à la situation sociale, politique et économique en France, en Europe et dans le Monde, pour pouvoir contribuer notamment par des propositions, à son amélioration, dans un esprit de justice sociale.

La politique autrement, la politique par la preuve !!!


Qu'est-ce que « Désirs d'avenir » ?


L’association "Désirs d’avenir" se propose de fédérer toutes celles et tous ceux qui trouvent que notre société devrait aller mieux et qu'il faut se donner les moyens qu'elle aille mieux, pour débattre et construire ensemble des propositions. Elle s’est constituée autour d’un premier groupe de proches de Ségolène Royal, qui ont déjà travaillé ou milité avec elle, qui la connaissent et apprécient ses convictions et sa manière de se saisir à bras-le-corps des problèmes.
Pour adhérer à « Désirs d’avenir », il vous suffit de cliquer ici : http://www.desirsdavenir.org/lassociation/adherer-et-soutenir
Le montant de la cotisation est fixé à 5 euros minimum.

samedi 21 novembre 2009

Ségolène Royal, mouche du coche socialiste

Le PS gagnerait à tirer parti de la présence de l’ex-candidate, plutôt que de la dénigrer.

Par NICOLE DEWANDRE Fonctionnaire à la Commission européenne..
La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, le 18 novembre 2009 à Paris, lors

La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, le 18 novembre 2009 à Paris, lors du congrès des maires de France. (© AFP Olivier Laban-Mattei)




«Occupe-toi de tes régionales !» Intéressante, cette injonction de Vincent Peillon à l’encontre de Ségolène Royal, sur Europe 1 hier matin. Qu’il faille s’occuper des régionales est une évidence, et le monde politique «s’en occupe» effectivement. Merci pour le rappel. Mais retenons la familiarité du ton, qui est incontestablement le signe d’un trouble. Puis, «je vais me taire après avoir parlé» et quelques minutes plus tard «si elle ne s’arrête pas, je continuerai». De quoi cette incohérence est-elle la signature ? N’en doutons pas, le professeur de philosophie, autant que le député européen, sera sensible à cette interrogation.

Mardi soir, sur France 2, Martine Aubry parlait de «bisbilles» et disait ne rien comprendre. Hier, elle en appelle à la «fraternité» dans un clin d’œil au mot fétiche de Ségolène Royal. Manuel Valls et Pierre Moscovici entonnent en chœur l’antienne «ça n’intéresse pas les Français». Manuel Valls trouve la «querelle ridicule, pathétique et déplacée», avant d’admettre dans un sursaut de lucidité qu’«il est frappé par la violence des mots». Si la présence de Ségolène Royal à Dijon n’est peut-être pas en soi un événement, ou n’aurait pas dû le devenir, la séquence déclenchée par cette présence, elle, est extrêmement significative. Ce qui frappe en effet, ce sont les stratégies de riposte qu’induisent les interventions de Ségolène Royal dans le débat politique. Soit on minimise («ça n’intéresse pas les Français»), soit on disqualifie («esbroufe médiatique», selon les termes de Vincent Peillon). Evidemment, ça ne trompe personne : les guéguerres et les questions de personne font partie du jeu politique. Et «l’esbroufe médiatique», ou, en d’autres mots, la stratégie de communication, est aussi partie intégrante du jeu politique.

Renverser la vapeur. La question qu’on peut se poser est : qu’est-ce qui fait qu’une intervention est prise au sérieux, c’est-à-dire interprétée positivement, valorisée, reconnue - au sens fort du terme -, ou que cette même intervention est ridiculisée et traitée avec mépris ? La même question se pose sur les conflits de personne, où certains sont considérés comme lourds d’enjeux tandis que d’autres seront présentés comme des querelles enfantines. Qui confère le droit de considérer des débats de personnes comme lourds d’enjeux ou non ?
Malgré sa longue expérience, Ségolène Royal continue d’être traitée par ses pairs comme une intruse, une mouche que ses opposants voudraient chasser du nez de leur visage par un geste de la main («Occupe-toi de tes régionales !») ou qu’ils essaient de supporter stoïquement («Je préfère m’occuper de ce qui intéresse les Français.») C’est un fait récurrent de son épopée politique et c’est précisément ce qui fait événement . L’expérience montre que Ségolène Royal résiste aux tentatives en disqualification et arrive même à «renverser» la vapeur : ce que d’aucuns appellent sa stratégie de victimisation n’est rien d’autre que sa capacité à… disqualifier la machine à disqualifier.

Encore faudrait-il qu’elle ne s’y mette pas, elle aussi, comme pourraient le laissait craindre ses propos d’hier en parlant de Vincent Peillon : «J’ai cru entendre [Frédéric] Lefebvre.» Elle a l’art de transformer les flèches qui lui sont destinées en boomerang. Elle a l’art de rebondir. Cet art ne se manifeste que parce que ses initiatives résonnent dans l’opinion. Cette façon de retourner le procès en disqualification à son avantage est assurément son mystère et sa force. S’il y a de la magie dans les parcours politiques, la magie du parcours de Ségolène Royal se loge là.

Fragiles. Si le Parti socialiste trouvait - à son tour - la façon de tourner à son avantage la présence de Ségolène Royal dans ses rangs, il renouerait avec une dynamique collective porteuse de sens. Ne pas le faire et continuer à vivre sur cette analogie de la mouche sur le nez qu’on veut soit chasser, soit supporter (en attendant qu’elle s’en aille), ne permet pas de progresser en répondant de son histoire. Et Ségolène Royal fait évidemment partie de l’histoire du PS, même si c’est insupportable pour beaucoup de socialistes qui font aussi partie de cette histoire. Elle n’est pas increvable et il se peut que ses opposants en viennent à bout. Si le PS choisit de concentrer ses forces sur l’opposition à Ségolène Royal (et l’indifférence n’est pas une option), il se peut qu’il réussisse, mais je crains que ce ne soit au prix de son existence même, et d’un appauvrissement effrayant de l’espace public.
L’espace public est fragile, les organisations collectives sont fragiles, et le PS l’est aussi. Vivant en démocratie, on a parfois tendance à sous-estimer ces fragilités, à croire qu’on peut déverser nos frustrations en toute impunité. Il n’en est rien. L’espace public, cet «espace qui est entre nous», pour reprendre les mots de Hannah Arendt- a besoin d’être construit, entretenu, soigné, traité comme un bien commun. Par les hommes et les femmes politiques et par chacun d’entre nous. Le mépris est un poison pour la politique. La haine aussi. Notre voyeurisme aussi. Les mises à mort, que ce soit sur un croc de boucher ou autrement, tuent l’espace public, plus sûrement que quoi que ce soit d’autre.

vendredi 20 novembre 2009

Ségolène Royal scandalisée par la relaxe apporte son soutien total aux familles de victimes de la catastrophe d’AZF





Ségolène Royal scandalisée par la relaxe apporte son soutien total aux familles de victimes de la catastrophe d’AZF. Elle demande en appel l’application du principe de précaution qui aurait dû conduire à des sanctions sévères.

Après huit ans d’attentes déçues, j’apporte un soutien sans faille aux familles de victimes de la catastrophe AZF et j’approuve sans réserves l’appel décidé par le Parquet.

Après avoir lu attentivement le jugement, j’observe que l’arrêt rendu hier par le Tribunal pointe les « défaillances organisationnelles » de l’usine AZF, pourtant classée Seveso 2 et les « dérives » dans la gestion des déchets ; il dénonce la cohabitation d’un atelier de produits chlorés et de nitrates et s’inquiète de l’absence de barrière étanche entre ces deux produits chimiques, pourtant incompatibles ; il souligne la « manœuvre grossière » de l’entreprise Grande Paroisse, propriétaire de l’usine, qui aurait « cherché à tromper la religion du tribunal, démontrant un parti pris fort éloigné de la recherche de la vérité ». Autant de mises en causes graves, autant d’agissements inacceptables. Et pourtant, malgré l’accumulation des fautes et des négligences, malgré les manquements moraux et légaux de Total et de Grande Paroisse, l’arrêt se conclut par la relaxe. C’est incompréhensible.

Incompréhensible, l’absence de prise en compte du principe de précaution, qui impose aux entreprises de prendre toutes les mesures nécessaires à la sécurité des salariés et des riverains. Incompréhensible aussi, l’absence de réformes pour mieux établir la responsabilité pénale de prédateurs et de course au profit, provoquant des catastrophes industrielles et sanitaires, ainsi que le demande la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés. Si la négligence reste impunie si l’irresponsabilité est récompensée, il y aura d’autres AZF.

Congrès des Maires : Ségolène Royal a présenté la Simply City, premier véhicule électrique à bas prix

Congrès des Maires : Ségolène Royal a présenté la Simply City, premier véhicule électrique à bas prix
19 novembre 2009 - 22:57




Mercredi 18 novembre à l’occasion du Congrès des Maires qui se tenait porte de Versailles à Paris, Ségolène Royal a présenté, sur le stand de la Région Poitou-Charentes, la Simply City, premier véhicule électrique régional à bas coût.
La mise en production de la Simply City a été lancée le vendredi 13 novembre dans les ateliers de son concepteur Eco & Mobilité. Début 2010, la société Heuliez New World lancera la production à échelle industrielle de ce véhicule électrique qu'elle a elle-même développé.

Les Simply City s'adressent en tout premier lieu aux entreprises et aux collectivités, qui ont déjà été nombreuses à passer des pré-commandes. Mais elles peuvent aussi être utilisées par les particuliers, comme deuxième voiture non-polluante et pas chère.

jeudi 19 novembre 2009

« Rendre le courant aux militants, tout simplement. »

Communiqué de Najat Vallaud-Belkacem,
Adjointe au Maire de Lyon, conseillère générale du Rhône
Porte parole de Ségolène Royal.




L’Espoir à Gauche n’appartient à personne, et un courant n’est rien d’autre que des militants et responsables socialistes qui se regroupent à un moment donné pour faire valoir leurs idées au sein du parti.

Ségolène Royal a toujours mis un point d’honneur à respecter scrupuleusement ces règles du jeu en n’ayant jamais eu le moindre le mot ni fait le moindre geste visant à détourner l’Espoir à Gauche de ses objectifs initiaux.

On peut l’accuser de tout ce qu’on veut, mais certainement pas d’avoir soumis le courant à ses intérêts personnels. J’espère que les commentateurs de la vie politique auront l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître : une telle exigence n’est pas la chose la mieux partagée au sein du Parti Socialiste, et mériterait d’être remarquée, sinon saluée.

A Dijon, Vincent Peillon a brutalement changé les règles du jeu : nous ne pouvons faire autrement qu’en prendre acte, et chercher dans le meilleur état d’esprit possible une nouvelle manière de travailler ensemble, entre socialistes.

La mission que Ségolène Royal nous a demandé, avec Jean louis Bianco et Gaétan Gorce, de conduire au sein du courant n’a donc rien d’une « reprise en main » et ne revêt aucun caractère militaire : c’est une mission de clarification dans le seul but de rendre aux militants ce qui leur appartient, dans le seul intérêt du parti et de l’idée que les Français peuvent se faire de la politique.

Pour ma part, je n’ai aucun goût pour les manœuvres d’appareil mais je n’accepte pas l’autorité des chefs autoproclamés ni pour moi, ni pour les autres.

Les militants qui soutiennent Ségolène Royal ont été suffisamment floués comme ça pour ne pas se retrouver pris en otage par qui que ce soit, et c’est la même chose pour tous les autres qui n’ont pas demandé à se ranger derrière un Général de Brigade, mais à travailler sereinement pour le retour d’une gauche moderne et crédible au pouvoir.

Contribuer à ce que la logomachie stérile prenne fin au plus vite, et que chacun retrouve un cadre clair dans lequel assumer ses responsabilités : c’est ni plus ni moins ce que Ségolène Royal nous a demandé de faire avec tous ceux qui voudront nous y aider.

mercredi 18 novembre 2009

L’imposture !





Comme beaucoup de militants PS de l’Espoir à gauche, je me suis rendu à Dijon pour parler de l’école avec des femmes et des hommes politiques d’autres partis, des experts et des représentants syndicaux.

Mais comme le révèle le discours final de Vincent Peillon, aux incantations classiques sur ce sujet, l’objet de ce rassemblement était ailleurs.



Il s’agissait nous dira-t-on de créer un Rassemblement unissant des sensibilités politiques différentes pour préparer l’alternance de 2012. Or qui peut croire un seul instant, compte tenu de nos institutions, que l’on puisse sérieusement préparer une élection présidentielle sans leader ?



Fort de l’appui de personnalités politiques qui trouvent en ce prétendant un socialiste de second plan, Vincent Peillon a fait acte de candidature sans avoir besoin d’avouer qu’il y pensait tous les matins en se rasant. Inutile de ne nous faire le coup d’un « je ne suis pas candidat » pour entendre demain « je réponds à l’attente des Français » !



Il s’agissait en réalité de réussir un second coup médiatique pour propulser une nouvelle figure dans la course présidentielle. Mais l’imprévu est venu d’une province voisine en la personne de Ségolène Royal. Sa simple présence a provoqué la folle suite de réactions sans mesure. Avec les mots de haine, les masques sont tombés. L’imposture s’est alors révélée au grand jour. Le coup de Dijon a échoué.



Je dénonce sans mesure cette imposture qui fragilise la gauche parce qu’elle divise les socialistes de l’Espoir à gauche. J’appelle à constituer un rassemblement des socialistes autour de Ségolène Royal. Nous ne devons pas avoir peur de défendre au PS un leader et une ligne politique claire pour porter la gauche à la victoire en 2012.



Philippe Allard

mardi 17 novembre 2009

Emir à crédit par Michèle Delaunay

Emir à crédit

à 10h07

Un mien voisin, rencontré sur le chemin de mon bureau, ouvre ma journée avec un précepte "Le prince doit être vertueux pour que le peuple soit fidèle".

Le dernier mot démontre sans difficulté particulière que mon voisin n'est pas un dangereux gauchiste. Je dirais plus volontiers : "Le prince doit être vertueux pour être le prince".

Après la douche d'or et la présidence européenne engloutissant en frais inutiles le quart de ce que rapportent les franchises médicales, le scandale d'"Air sarko one".

Je l'ai déjà évoqué. La pilule est si amère, qu'au moment de la livraison de l'avion de l'Emir, j'y reviens

Le Ministère de la Défense est en train de subir le plus lourd plan social de l'histoire française : 60 000 suppressions d'emploi en 5 ans. "La grande muette" souffre, voit des pans entier de son activité sombrer, les garnisons ferment au mépris des économies locales.

Pendant ce temps, un seul secteur, inscrit sous un nom codé au budget de la Défense, a été sanctuarisé : le renouvellement de la flotte présidentielle qui, au demeurant, n'en avait pas besoin.

Montant de la facture : 350 millions d'euros (presque la moitié du rapport des franchises médicales)

Fleuron de cette action citoyenne : "Air sarko one", dont le nom est calqué sur l' "Air force one" du Président Américain qui lui a servi de modèle. Gadgets sécuritaires variés au cas où des extra-terrestres jetteraient leur dévolu sur le Président français, chambre à coucher et salle de bains et autres commodités sans aucun doute sobres et de bon goût. Total : 285 millions d'euros.

Autre détail, le coût de l'heure de vol : 20 000 euros . Je ne sais si le Présidentl'a affrêté pour échapper à la fronde des Maires et s'évader en Arabie séoudite pour un voyage "semi-privé" mais la facture du seul déplacement doit être assez facile à calculer.

Tout cela à crédit. La France en faillite emprunte chaque jour sur les marchés, non pour investir, mais pour son seul fonctionnement. N'importe quel empruntera de Cofinoga se verrait refuser un nouveau découvert pour des dépenses somptuaires et inutiles. Et surtout, il aurait à sa charge, l'alourdissement de sa dette, du taux d'emprunt, et des mensualités de remboursement.

Il est temps, grand temps, que la cour des comptes puisse non seulement analyser et décrire mais statuer sur ce qu'il convient de sanctionner. Et sur ceux, généreux du budget de l'Etat plus que du leur, qu'il convient de faire bénéficier d'une procédure d' "impeachment"

lundi 16 novembre 2009

Michèle Delaunay

Le spectacle socialiste

à 13h00

En anglais, on dirait "the entertainment", mot dont le sens est plus proche du "divertissement" pascalien que celui de "spectacle". Et en effet, le Parti Socialiste n'en rate pas une et donne toujours quelque chose à voir, quelque chose à dire, et surtout à médire, aux médias, à tout le monde et d'abord à nous mêmes.

Pourquoi sommes-nous ainsi devenus les rois d'un show-biz souvent malintentionné mais que nous mettons une grande application à justifier ?

Il y a plusieurs réponses. La moindre n'est pas : notre absence de discipline interne.

D'accord, le mot n'est pas sexy et l'oreille d'un socialiste libertaire se frise comme les pétales d'une tulipe hybride à l'entendre. Et pourtant ...

Le show-biz de ce week-end, c'est la visite de Ségolène Royal à Dijon, ville dont le Maire est François Rebsamen, directeur de sa campagne présidentielle et son fidèle soutien dans le tragique chemin des Dames qui s'est conclu à Reims.

L'organisateur de la manifestation est Vincent Peillon, non moins fidèle lieutenant de Ségolène dans les campagnes précitées, éloquent plaideur de la motion "l'Espoir à gauche" qui a recueilli, on le sait, à quelques pichenettes de voix très discutées, la presque majorité lors du vote élisant notre Première Secrétaire.

Où est le problème ?

Le problème est que Vincent Peillon a lancé une O.P.A (Offre Publique d'Achat) sur l' "Espoir à gauche". Certes, ce n'est pas une marque déposée, comme peut l'être Panzani ou Dunlopillo, mais c'est le titre, l'étendard de la motion que Ségolène Royal a porté et qui a porté Ségolène Royal.

Premier coup médiatique à l'Assemblée nationale où Peillon a convoqué la presse mais pas les députés pour s'auto proclamer chef de "l'espoir à gauche" ; deuxième à Marseille avant l'Université de la Rochelle, troisième à Dijon.

Détail : Ségolène Royal n'a été ni informée, ni invitée.

Que fait notre comité d'éthique que j'ai appelé de mes voeux dès mon entrée au Parti Socialiste , et dont la réalité a été votée à une très large majorité le 3 octobre 2009 ?

Partir avec la marque n'est pas plus honorable que partir avec la caisse. Ce vocabulaire n'est pas celui d'un parti politique, surtout le mien, tel que je l'aimerais. Il a pourtant un sens : dans ce siècle marchand, l'éthique du commerce, au moins, doit être comprise.

Ségolène a eu du courage d'aller à Dijon. Dire qu'elle a eu raison, est autre chose : elle n'aurait surtout pas du avoir à le faire, si nos instances avaient évité ce nouvel épisode du médiocre spectacle dont tant sont friands.

Qu'on ne mécomprenne pas le sens de ce billet. Il n'est ni ségoléniste, ni anti-ségoléniste. Une fois pour toutes, après Reims, j'ai décidé d'être une socialiste TMC (Toutes Motions Confondues). Vincent Peillon, qui a couru sous toutes les casaques, a été de ceux qui m'ont appris que, pour certains, les motions n'étaient pas (plus) de profonds courants de pensée mais des écuries de pouvoir.

Je ne supporte plus les erreurs, les faveurs, les faiblesses qui démobilisent les militants, découragent ceux qui nous sont proches, ragaillardissent ceux qui nous sont opposés.

La République et la Démocratie, en France aujourd'hui, sont comme deux veuves qui marchent sous la pluie en se soutenant l'une l'autre. Veuves d'un gouvernement qui se soucie tantôt de l'une, tantôt de l'autre, comme de l'autre comme d'une guigne.

Seront-elles aussi orphelines de qui les a fait naître ?

dimanche 15 novembre 2009

Lettre des « adoratrices » et « adorateurs » de Ségolène

Voilà qu’on nous écrit qu’il faut que nous soyons des femmes et des hommes libres et pas des fans, des groupies qui vénèreraient leur idole ! Bref, on nous conseille d’arrêter d’être des décervelé(e)s si nous comprenons bien.

Eh bien ça suffit ! Ça suffit ce mépris et ce non-respect pour l’engagement de militantes et de militants qui savent ce qu’ils font lorsqu’ils s’engagent derrière Ségolène Royal, qui savent pourquoi ils le font et comment ils le font. Ils ont et ils continuent à faire fonctionner leurs neurones, nous disons bien, leurs neurones et non leurs humeurs.

Halte à ceux qui nous considèrent comme des illuminé(e)s ou des sectaires (tiens Emmanuelli l’avait déjà dit !).

Bien piètre idée de qui nous sommes pour penser que nous avons besoin de vénération. Nous, nous avons besoin de la politique par la preuve, de celle qui offre une véritable démocratisation de notre parti à tous les échelons, d’une véritable rupture avec un fonctionnement pyramidal où la base est réduite à bien peu de chose.

Nous avons besoin d’une réflexion à gauche qui défriche, qui décoiffe, qui sorte des sentiers battus, qui provoque, qui fait avancer. C’est ça la rénovation.

Nous avons besoin d’un leader qui porte cette audace, cet enthousiasme, cette volonté de rénovation. Nous regardons autour de nous. Désolé(e)s pour les autres : seule Ségolène Royal est porteuse de cette espérance.

Bien sûr qu’elle ne le fera pas seule, mais quel drôle d’exemple que de commencer par lui interdire la liberté de ses choix, sa liberté d’apprécier d’aller à Marseille, à Dijon. Qui peut s’autoriser à lui dicter ses choix sinon ceux qui voudraient peut-être un retour à un président de la république inaugurateur de chrysanthèmes ?

Alors oui, Ségolène Royal est dérangeante, dérangeante dans ses idées quand elle nous invite à nous emparer de tous les thèmes y compris de ceux qu’on a laissés à la droite (la sécurité, la nation etc), dérangeante quand elle dit qu’un parti doit être un parti ouvert, de masse, démocratique, voire à dépasser, dérangeante quand elle exprime très clairement sa volonté de ne pas laisser les militants qui la soutiennent être instrumentalisés.

Mais c’est tout cela, chers amis qui trouviez inopportune sa visite à Dijon, qui plait tant, qui fait que des foules entières sont, grâce à elle, revenues ou venues à des meetings recréant l’espoir que la gauche apporte de vraies réponses à leurs vrais problèmes. Cela n’est pas donné à tout le monde. N’en déplaise à certains.


Marianne et ses amis